• Assurer les jours à venir

    Préparer sa retraite, c’est penser à son logement, à son budget, à ses activités, mais pas seulement.

    Il faut, bien sûr, choisir sa complémentaire santé en fonction de ses nouveaux revenus et de ses besoins. Et adapter son assurance auto, si les mentions « trajets » ou « travail » y figuraient.

    Si on change son logement, si on fait des travaux, si on déménage, on doit aussi veiller à ajuster son assurance habitation, à vérifier les numéros de téléphones et les adresses qui figurent dans les clauses de ses  contrats ou ses comptes internet.

    Mais ce n’est pas encore suffisant ;

    Une petite analyse de ce qui se passerait en cas de décès peut éviter bien des soucis.

    Entendons-nous bien : il ne s’agit pas d’avoir peur de tout, d’avoir tout prévu. Mais il vaut mieux, hélas, avoir pensé aux difficultés majeures pour en connaitre les conditions, et préparer des solutions.

    En profitant justement de l’absence de stress et d’urgence.

    Si vous échangez avec les retraités autour de vous, il est bien rare que vous n’appreniez pas quelques situations difficiles faute d’avoir été anticipées. Un exemple, au hasard ?

    Mme Léna est en retraite depuis peu. Elle a travaillé à temps partiel, et ne perçoit chaque mois qu’un montant qu’elle estime modeste. Cependant, la pension de son époux étant plus élevée, ils n’ont pas de problème pour assurer les frais de vie courante et l’entretien de l’appartement qu’ils habitent depuis 30 ans.

    Ils ont eu deux enfants, ils ont fini de payer leur logement, et ils ont bien sûr pensé à signer une donation au dernier vivant. Ils sont sereins, ils se pensent couverts : « en cas de décès, il y a la réversion, et puis l’appartement est grand, il sera toujours possible de le vendre pour en acheter un plus petit. Pour les détails, il sera toujours temps de s’en préoccuper quand on y sera ».

    Hélas. Monsieur Léna se découvre malade : examens, hospitalisation, mauvaises nouvelles, décès final, tout se déroule très vite. Mme Léna se retrouve seule à remplir papiers et formalités. Elle découvre que, loin d’avoir droit à la moitié de la retraite de son mari, elle ne recevra que la réversion des caisses complémentaires. Sa propre retraite, qu’elle jugeait petite, ne lui permet pas d’avoir droit à la réversion de la retraite de base.

    Elle va devoir s’adapter à des revenus bien plus faibles que ceux qu’elle imaginait. Les frais et l’entretien de l’appartement, eux, restent inchangés. Elle pense alors à le vendre pour acheter plus petit.

    Pas de chance : quelle que soit l’option qu’elle choisisse pour la donation au dernier vivant, elle s’aperçoit qu’une part importante du montant de la vente reviendra à ses enfants. Ce qui lui resterait suffirait à peine pour un petit appartement ; elle devrait renoncer à accueillir ses petits-enfants. Ou elle devrait quitter l’endroit où elle a toutes ses connaissances, ses amis, ses habitudes.

    Alors, elle temporise la vente. Elle se met à compter. Quand elle est seule, elle mange peu, elle évite de mettre le chauffage, elle n’ouvre plus les volets …

    Elle a l’impression d’avoir été flouée.

    Si Mr et Mme Léna avaient pris le temps de se renseigner, peut-être auraient-ils changé d'appartement plus tôt, ou choisi un autre type de donation, ou tout autre solution qu'ils auraient décidé quand les choix étaient encore possibles.

    Alors, quelle que soit votre situation, informez-vous, vérifiez !

    Pour les cas les plus classiques :

    Règles de réversion : http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/N378.xhtml

    Règles d’héritage : http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/N173.xhtml

    Pour les situations compliquées, n'hésitez pas à demander précisions et compléments auprès d’un spécialiste du domaine.

    Pensez à vérifier vos désignations de bénéficiaires.

    (Pensez aussi à revérifier les situations de temps à autre : les règles évoluent parfois !)

     

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