• La retraite pour une cause

    Hit parade n° 3 des réponses quand on interroge un futur retraité sur ce qu’il fera à la retraite :

    je vais me consacrer à telle ou telle cause.

    Que ce soit pour des enfants malades, des handicapés, de l’accompagnement de SDF, de jeunes en rupture avec l’école, de moins jeunes en difficulté sociale ou financière, ou d’autres causes toutes plus essentielles les unes que les autres, les futurs retraités se sentent concernés et souhaitent se rendre utiles. Ils sont d’ailleurs très nombreux à s’impliquer et à donner du temps dans de multiples organisations et associations.

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    Pour ceux qui s’y sont déjà investis pendant leur vie active, la retraite sera la possibilité de renforcer un engagement qui les motive, et dont ils connaissent les joies comme les difficultés.

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    Pour ceux dont la vie familiale et la vie professionnelle n’ont pas permis de commencer ce type d’activité avant leur retraite, le passage peut être plus difficile.

    Il faut tout d’abord trouver le temps de se renseigner, de faire les premières démarches. Un certain nombre de retraités resteront dans « l’idée de faire » sans jamais franchir le pas.

    Est-ce parce qu’ils ne trouvent pas l’opportunité souhaitée dans leur environnement proche ? Ou parce qu’en l’absence de repères le temps a filé trop vite ? Hé, oui, à la retraite aussi le quotidien peut devenir envahissant si l’on n’y prend pas garde.

    Un autre écueil attend ceux qui attendent la retraite pour s’essayer aux premiers contacts : à moins qu’ils ne créent eux-mêmes leur action, il va leur falloir confronter l’activité qu’ils imaginent avec la réalité telle qu’elle est organisée par ceux qui s’y sont déjà impliqués.

    Ils vont arriver dans des associations organisées, avec des logiques et des besoins qui ne correspondent pas forcément à ce qu’ils désirent. Pour ceux qui pensaient en avoir fini avec les contraintes, cette découverte peut être douloureuse et parfois décourageante.

    Il leur faut être prêts à proposer leurs services à une entreprise (dans le sens action pour un projet), avec ce que cela implique d’adaptation en terme de relationnel, d’horaires, de tâches nécessaires.

    C’est là qu’il ne faut pas abandonner, et pouvoir effectuer des concessions, que ce soit pour s’adapter à l’environnement choisi, ou pour faire évoluer son projet vers une réalité plus compatible avec ses compétences, ses capacités et les engagements demandés.

    Aussi, si s’investir pour une cause fait partie de vos projets de retraite, ne tardez pas à commencer. Si vous n’êtes pas encore en retraite, si vous êtes toujours dans le rythme actif, les étapes de prise de contact seront plus simples à gérer. Si vous venez d’entrer en retraite, investissez-vous avant de vous habituer au calme d’un quotidien que vous définissez seul.

    N’oubliez pas que s’investir pour la cause qui vous convient permet non seulement de répondre à votre souhait, de vous sentir utile, mais également de conserver et développer votre activité, vos capacités d’adaptation, votre relationnel, à un moment où ils pourraient commencer à décroitre.

     

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